Desirely vs Unly : quelle IA de chatting choisir en 2026 ?
Deux outils français, deux IA qui répondent seules aux fans, deux premiers plans à 29 €. La ressemblance s’arrête là : Unly demande le mot de passe de la créatrice et compte les messages, Desirely se branche par extension et facture au net des ventes. Voici le détail, ligne par ligne.
Mis à jour le
Le verdict en bref
Le verdict en bref
Unly annonce sept plateformes (OnlyFans, MYM, Fansly, 4Based, Maloum, Reveal, et Uncove via son produit frère Unbot). Desirely en fait tourner trois aujourd’hui : OnlyFans, MYM et Reveal.
Unly se connecte avec l’e-mail et le mot de passe du compte de la créatrice, 2FA désactivée sur MYM. Desirely passe par une extension Chrome qui transmet la session déjà ouverte : aucun mot de passe saisi, aucun stocké.
Unly ne documente ni fiche par fan, ni notes, ni mémoire à long terme. Desirely tient une fiche par fan (prénom, métier, jour de paie, limites) et s’en sert des semaines plus tard.
Unly relance automatiquement un abonné qui n’a pas répondu, avec un délai de relance réglable ; la réactivation à 6 heures, 1, 3 ou 7 jours passe par son Mass DM. Desirely relance à vos délais, jusqu’à trois fois par type, sur toutes ses plateformes.
Sur le prix : Unly prend 7 % du brut à 29 € par mois avec 3 700 messages, 4 % à partir de 299 €. Desirely prend 15 % du net à 29 €, 10 % à 59 €, 8,5 % à 89 €, sans quota de messages, et son plan gratuit n’a pas de fin.
En un coup d’œil
Desirely
- Société
- Desirely SAS, Paris 8e
- Lancement
- Août 2025, commercialisation en mai 2026
- Plateformes
- OnlyFans, MYM, Reveal (Uncove et Telegram annoncés)
- Connexion
- Extension Chrome, sans mot de passe
- Plan gratuit
- 0 €, sans limite de durée, 20 % de commission
- Premier plan payant
- 29 € HT / mois / plateforme, 15 %
- Base de la commission
- Net créatrice, après frais de plateforme
- Fonctions par plan
- Toutes, dès le Free ; seule la commission change
- Langues
- Interface FR et EN ; IA en FR ou EN
Unly
- Société
- M & J Community SAS, Vendays-Montalivet (33)
- Lancement
- Domaine créé le 12 janvier 2026
- Plateformes
- OnlyFans, MYM, Fansly, 4Based, Maloum, Reveal ; Uncove via Unbot
- Connexion
- E-mail et mot de passe du compte, côté serveur
- Plan gratuit
- 2 mois, 500 messages, 0 % de commission
- Premier plan payant
- 29 € / mois / compte, 3 700 messages, 7 %
- Base de la commission
- Montant brut envoyé par l’IA
- Fonctions par plan
- Toutes ; les quotas de messages changent
- Langues
- Interface FR, EN, DE, ES ; IA en 5 langues
Le tableau comparatif
Ligne par ligne, ce que chaque outil publie. Passez sur le « ? » d’un critère pour lire ce qu’il mesure exactement.
Plateformes : sept logos chez Unly, trois comptes qui tournent chez Desirely
Sur la page d’accueil d’Unly, sept plateformes sont marquées « Disponible » : MYM, OnlyFans, Fansly, 4Based, Maloum, Uncove et Reveal. Telegram est annoncé. C’est, sur le papier, la couverture la plus large du marché francophone.
Deux nuances, écrites par Unly lui-même. Uncove n’est pas géré dans Unly : l’interface prévient que « vous allez être redirigé vers notre partenaire Unbot », l’autre produit du même fondateur. Et sur OnlyFans, son écran de connexion précise qu’une vérification 2FA demandée par OnlyFans n’est « pas prise en charge par Unly » : il faut la valider sur OnlyFans, puis réessayer ; la vérification faciale suit le même chemin.
Desirely fait tourner trois plateformes aujourd’hui : OnlyFans, MYM et Reveal. Uncove et Telegram sont annoncés, pas vendus. Sur ces trois plateformes, l’IA fait la même chose : découverte, montée, vente, relances, alertes. Et Desirely est pensé pour le multi-plateformes : une modèle est une carte, on lui lie une plateforme en un clic, et elle hérite de la personnalité, des scripts et des réglages, sans rien reconfigurer ; ses fans, ses notes et ses médias restent propres à chaque plateforme.
Si votre agence vit sur 4Based, Maloum ou Fansly, Unly est le seul des deux à y répondre. Si elle vit sur OnlyFans, MYM et Reveal, la question n’est plus le nombre de logos mais ce que l’IA y fait.
Connexion : une extension Chrome, ou le mot de passe de la créatrice
C’est la différence la plus concrète, et la première à vérifier avant de brancher un compte qui gagne sa vie.
Unly est une application web : rien à installer, le traitement se fait côté serveur et l’IA continue quand l’onglet est fermé. La contrepartie : vous saisissez l’e-mail et le mot de passe du compte de la créatrice. Ils sont « stockés chiffrés », la clé de déchiffrement « sur un serveur non exposé à Internet ».
Desirely passe par une extension Chrome. Vous êtes connecté au compte de la modèle dans votre navigateur, comme d’habitude ; l’extension transmet cette session à Desirely. Vous ne saisissez jamais le mot de passe dans Desirely, et Desirely ne le stocke pas. Un changement de mot de passe côté plateforme coupe la session : le compte passe « Déconnecté », et les messages reçus entre-temps sont récupérés à la resynchronisation.
Il y a un prix à payer pour ça : une extension à installer. Unly n’a pas cette contrainte. C’est à vous de décider ce qui pèse le plus : ne rien installer, ou ne jamais confier le mot de passe d’un compte OnlyFans à un tiers.
L’IA : autopilote des deux côtés, deux façons de vendre
Ni Unly ni Desirely ne proposent de mode « suggestion » où un chatter valide chaque réponse : dans les deux outils, l’IA envoie elle-même, et l’humain reprend la main en mettant la conversation en pause. Unly le formule ainsi : l’IA « prend en charge le chatting, la vente et la négociation des médias ». Desirely s’active ou se met en pause à trois niveaux, la modèle, le compte, la conversation, et un chatter peut reprendre n’importe quel fil puis rendre la main : l’IA repart en tenant compte de ce qui s’est dit entre-temps.
Les deux outils construisent une personnalité par modèle. Unly demande une identité (prénom, âge, profession, hobbies, orientation, position préférée), une biographie « à la deuxième personne », et des réglages de comportement. Son aide prévient : « Si l’agent ne sait pas, il invente. » Desirely demande un profil en cinq sections (identité, mode de vie, préférences, vie intime, style de conversation), avec des zones interdites et des expressions courantes ; l’app refuse d’activer l’IA tant que le profil n’est pas complet, pour la même raison : un champ vide est un sujet sur lequel l’IA n’a rien à dire.
Mémoire et relances
C’est ici que les deux outils divergent le plus.
Unly ne documente ni fiche par fan, ni notes, ni mémoire à long terme : ses écrans parlent de relance et de délai de réponse, jamais de mémoire. Sa relance automatique intervient « si l’abonné n’a pas répondu », avec un délai de relance réglable et, en option, uniquement vers les fans déjà identifiés comme acheteurs. Pour réactiver un fan silencieux depuis plusieurs jours, il faut passer par le Mass DM : un message générique envoyé au fan qui se reconnecte, si rien ne lui a été envoyé depuis le délai choisi, de 6 heures à 7 jours.
Desirely tient une fiche par fan, la Smart Note : prénom, âge, situation, métier, jour de paie, ce qu’il aime, ce qu’il refuse, ses limites. L’IA la remplit au fil des échanges, ne garde que le durable, et s’en sert pour ne pas reposer une question déjà posée, même des semaines plus tard. Ses relances sont de trois types : après un message de bienvenue sans réponse, après un silence, et à la reconnexion du fan (sur Reveal, qui expose la présence en ligne). Chaque type accepte jusqu’à trois relances, à des délais que vous fixez en heures et minutes ; une réponse du fan remet tout à zéro, et l’IA ne relance pas un fan qui a dit « bonne nuit ». Ces relances sont incluses dans tous les plans, Free compris.
Scripts, prix et négociation
Les deux outils vendent des médias par scripts. Chez Unly, chaque média importé de la galerie reçoit une description, un prix, un message d’accompagnement ; un « Script auto » remplace le système d’envoi par vos propres blocs et délais. Le site parle de détection des whales et de prix adaptés aux gros acheteurs.
Chez Desirely, un script est une suite d’étapes, chacune avec son média, son prix, son prix réduit optionnel, son teaser et son message après média. L’IA ne pioche jamais librement dans la bibliothèque : elle n’envoie que les médias rattachés aux étapes, au prix fixé. La négociation est bornée entre le prix et le prix réduit, par paliers, après environ sept messages sans achat ; sans prix réduit, il n’y a pas de marge. Un script ne se vend qu’une fois par fan, et l’IA ne remontre pas un média que le fan a déjà vu, même envoyé à la main. Un achat n’est compté que quand la plateforme confirme le déblocage : un « c’est payé » sur parole ne débloque rien.
Garde-fous et reprise humaine
Sur la protection, Unly propose une liste blanche et une liste noire de fans, et ses notifications de compte partent par webhook Discord.
Desirely a une alerte « Contenu signalé », une alerte « Intervention humaine requise » (rencontre, remboursement, réclamation), et des alertes personnalisées par prompt ou par mots-clés, avec arrêt optionnel de la conversation. Elles partent sur Telegram, en privé ou sur un canal d’agence, avec un lien vers la conversation.
Un point où Unly fait mieux : le délai de réponse. Unly le laisse régler de 1 à 10 minutes, selon sa page produit. Desirely applique un délai automatique, jamais instantané, de 30 secondes à trois minutes, avec des bulles espacées.
Tarifs : 29 € des deux côtés, deux logiques de facturation
Le premier plan payant coûte 29 € par mois chez les deux. Tout le reste diffère.
Unly facture par compte créatrice et compte les messages : 500 sur l’essai gratuit, 3 700 par mois sur Starter à 29 €. Sa commission s’applique sur « le montant brut envoyé par l’IA pour une vente » : 7 % sur Starter, et « le taux minimal de 4 % commence avec l’offre à 299 € par mois ». La commission se prélève sur un solde prépayé qui doit rester au-dessus de 20 €. L’essai dure deux mois, sans carte bancaire, à 0 % de commission. Il n’y a pas de formule annuelle.
Desirely facture par plateforme connectée et ne compte pas les messages. L’unité est la même des deux côtés, le compte : une créatrice sur OnlyFans et MYM paie deux plans chez l’un comme chez l’autre ; chez Desirely, ses deux comptes tiennent sur une seule carte de modèle, avec une seule personnalité à remplir. Free à 0 € sans limite de durée avec 20 % de commission ; Core 29 € à 15 % ; Pro 59 € à 10 % ; Ultra 89 € à 8,5 %. Les quatre plans ont exactement les mêmes fonctions : on ne change pas de plan pour débloquer quelque chose, on en change quand la commission économisée dépasse l’abonnement. La commission porte sur le net créatrice, une fois la part de la plateforme retirée, et seulement sur ce que l’IA a vendu : une vente faite à la main par un chatter n’est pas commissionnée. L’annuel retire 30 %, et le prix par plateforme baisse à partir de cinq plateformes.
Prenons un compte MYM qui fait 2 000 € de ventes de médias par l’IA dans le mois. MYM garde 27 % : le net créatrice est de 1 460 €.
| Unly Starter | Desirely Core | Desirely Pro | |
|---|---|---|---|
| Abonnement | 29 € | 29 € HT | 59 € HT |
| Commission | 7 % de 2 000 € brut = 140 € | 15 % de 1 460 € net = 219 € | 10 % de 1 460 € net = 146 € |
| Total du mois | 169 € | 248 € HT | 205 € HT |
| Messages inclus | 3 700 | illimités | illimités |
Sur ce compte, Unly Starter est le moins cher du tableau, et cette page ne le cachera pas. Deux choses à mettre en face. D’abord le quota : 3 700 messages par mois, c’est environ 120 par jour, envoyés et reçus confondus ; un compte qui tourne avec l’IA 24 h sur 24 le dépasse vite, et entre 29 € et 299 € les paliers ne sont pas publiés sur le site. Ensuite ce que le net change : 7 % du brut sur MYM équivaut à 9,6 % du net, soit à peu près la commission de Desirely Pro. À partir de 59 €, l’écart de commission a disparu ; à 89 €, Desirely est en dessous.
Le vrai point de bascule est ailleurs : le plan gratuit. Celui d’Unly s’arrête au bout de deux mois ou de 500 messages. Celui de Desirely ne s’arrête pas : 0 € d’abonnement, 20 % sur les ventes de l’IA, toutes les fonctions, sans carte bancaire. Une plateforme qui démarre peut y rester des mois et ne passer en Core que quand elle dépasse 580 € de net par mois, le seuil à partir duquel l’abonnement devient moins cher que l’écart de commission.
Pour qui Unly reste un bon choix
- Votre agence gère des comptes sur 4Based, Maloum ou Fansly : Unly y répond, Desirely non.
- Vos créatrices parlent allemand, espagnol ou italien avec leurs fans : Unly gère cinq langues, avec une langue secondaire par compte.
- Vous ne voulez rien installer, et confier les identifiants du compte à l’éditeur ne vous pose pas de problème.
- Vous voulez régler vous-même le délai de réponse de l’IA, minute par minute.
- Vous cherchez aussi la publication automatique, les stories automatiques ou le Mass DM : c’est hors de ce comparatif, mais Unly le propose et Desirely non.
Pour qui Desirely est le meilleur choix
- Vous refusez de donner le mot de passe d’un compte OnlyFans ou MYM à un logiciel tiers.
- Vous voulez une IA qui se souvient de chaque fan d’un mois sur l’autre, pas seulement du dernier échange.
- Vous comptez sur les relances pour réactiver les fans silencieux, y compris sur OnlyFans, à des délais que vous choisissez.
- Vos comptes échangent beaucoup : vous ne voulez pas surveiller un quota de messages.
- Vous voulez tester sans limite de temps, avec toutes les fonctions dès le premier jour, puis choisir un palier par plateforme quand chacune décolle.
- Vous voulez que les ventes faites à la main par vos chatters restent hors commission, avec une règle d’attribution écrite.
Ce que ce comparatif ne couvre pas
Unly fait plus que du chatting : publication automatique de posts, stories et reels, Mass DM, tableau de bord, « Leak remover ». Desirely propose un scan de fuites gratuit hors application et ne fait ni publication ni Mass DM. Aucune de ces fonctions n’entre dans le tableau : elles ne disent rien de la qualité de l’IA dans les DM, qui est la seule question de cette page.
Libérez-vous des humains et adoptez l’IA pour chatter.
Plan Free à 0 €. Sans carte bancaire.
Compatible avec
- OnlyFans
- MYM
- Reveal

